"Ces femmes étaient exploitées par leurs hommes. Et moi, je ne voulais pas être exploitée : tout, mais pas ça."
En 86, je me suis trouvée tellement
je prenais des taxis, car javais peur de laventure, je prenais beaucoup les taxis, plus fréquemment, et javais peur quil marrive une aventure, ou quelque chose comme ça. Je me respectais moi-même.. Quand mon mari ma demandé en mariage jai refusé, la peur de venir en France. Parce que quand même jai mené une vie heureuse, très heureuse en Algérie jétais très entourée et jétais indépendante.
Mais je refusais lidée du mariage, javais beaucoup de demandes en mariage.
Mes collègues nonvoyantes, celles qui sétaient mariées par amour ou par ceci ou comme cela, ces femmes étaient exploitées par leurs hommes. Et, moi je ne voulais pas être exploitée, tout, mais pas ça.
Il était nonvoyant. D'ailleurs vous devez le connaître, il était marié avec une française et puis il avait des problèmes. Jai accepté de lépouser par question humanitaire, il avait besoin de moi, il avait besoin de mon aide et de mon soutien. Et dailleurs ma mère ne voulait pas de ce mariage, elle ne le voulait pas. Elle ne voulait pas que je la quitte, voyez-vous. Elle se trouvait bien avec moi, heureuse chez moi, avec moi, parce que jhabitais dans la maison familiale auparavant. Et après quand jai eu le logement, jai quitté la maison familiale je suis partie habiter à Azur Plage. Cétait reposant, le repos moral, la gentillesse des voisins, vous savez, par exemple, on était loin du village, sur le bord de mer.
Si on sortait, il fallait prendre un taxi, ou revenir en taxi, on se tapait 4 kilomètres pour aller au village, la ville la plus près pour faire les courses. Mais sur la route, il y avait toujours quelquun qui vous transportait, voyez-vous, on était toujours transporté ou aidé. Alors le problème, il se posait pas, plus ou moins.
Ouahiba Z.
Témoignages/Homme/Couple