"Je suis venue directement à Verdun ; je ne connaissais personne."

En France, il y a le bien et le mauvais, ça c’est sûr. Moi, j’étais gentille avec tout le monde pour éviter les histoires.
Je suis venue directement à Verdun ; je ne connaissais personne. Après un an ou deux, je commence à connaître des Marocains, mais pas d’Algériens, il n’y en avait pas au Pré l’Evêque, je ne connais pas d’autres coins de Verdun. On rencontrait des arabes, on parlait Arabe, parce que je ne comprenais pas le français.
Après, l’Amatrami a fait des cours pour lire et pour écrire. J’y suis allée, j’ai commencé à parler et à écrire ; un peu, pas trop car je n’avais pas trop de temps : il y a les enfants à préparer pour l’école et les petits à garder à la maison.
Mais petit à petit, j’ai commencé à parler ; jusqu’à maintenant, ça va : je ne parle pas très bien, mais quand même !

Zohra R.
Témoignages / France / Adaptation