"Là-bas, en Algérie, on parle un petit peu français ; mais moi, j’ai été à l’école en français un an, en 6ème j’ai arrêté l’école."

C’est le destin, comme on dit chez nous !
Autrement, je suis venue en vacances et je repars normalement. Mais je suis restée ici... Mektoub, j’aime bien, ouais !... J’aime bien l’Algérie, j’étais bien là-bas aussi... Maintenant, ça va, ici en France. Mais avant, j’aimais bien l’Algérie. Avec mes enfants, ils sont grands maintenant, ça va...
C’est difficile, c’est vrai. Quand on y va, on est content, on aime bien y aller, mais quand on retourne, c’est un peu dur pour nous ; parce qu’il y a notre famille là-bas, notre pays... Je ne sais pas, c’est comme ça !
Au début, je suis venue en 1979 à Belfort, chez ma mère ; je suis restée deux ans, après, je retourne en Algérie. Je m’étais habituée à Belfort, je commençais à parler, j’ai fréquenté beaucoup d’Algériens, j’ai commencé à parler français. Là-bas, même en Algérie, on parle un petit peu français ; mais moi, j’ai été à l’école en français un an, en 6ème j’ai arrêté l’école.
Après, je suis restée quatre ans en Algérie, puis je suis revenue, je me suis mariée ici, j’ai eu des enfants, je ne suis pas retournée.
Après, il m’a fait mes papiers. Je suis restée deux ans sans papiers. La Préfecture, ils ne voulaient pas me faire mes papiers tout de suite ; ils m’ont dit :  « il faut que tu retournes en Algérie », mais moi, je ne peux pas retourner, j’étais enceinte. Mais après la naissance de l’aîné, j’ai eu mes papiers.

Zohra K.
Témoignages / France / Adaptation